L'hyperthyroïdie féline

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Qu'est-ce que c'est ?

L’hyperthyroïdie est la principale maladie hormonale du chat âgé. La moyenne d’âge au diagnostic est de 13 ans. Elle se caractérise par une surproduction d’hormone thyroïdienne par les glandes thyroïdes. Ces glandes sont situées au niveau du cou de l’animal, de part et d’autre de la trachée.

Les causes

Présence d’un ou plusieurs nodules (bénins dans 98 % des cas) sur une ou sur les deux glandes thyroïdes.

Les symptômes

  • Amaigrissement
  • Augmentation de l’appétit, voracité
  • Augmentation de la prise de boisson
  • Volume urinaire augmenté, malpropreté
  • Vomissements (44%), parfois diarrhée
  • Nervosité, hyperactivité
  • Modification du comportement de toilettage (en hyper ou hypo) engendrant des
  • troubles cutanés



Votre vétérinaire peut aussi détecter lors de son examen clinique :

  • une thyroïde de taille augmentée
  • une auscultation cardiaque anormale : souffle cardiaque, tachycardie, trouble du rythme cardiaque

Les examens complémentaires nécessaires au diagnostic et au suivi de l’hyperthyroïdie

  1. On objective l’hyperthyroïdie par une prise de sang et un dosage de l’hormone thyroïdienne T4
  2. On détecte d’éventuelles complications :
  • mesure de la pression artérielle
  • surveillance de la fonction rénale (bilan sanguin incluant le dosage des paramètres rénaux)
  • une échographie cardiaque peut être recommandée dans certains cas

Le traitement

Objectifs :

  • normaliser le taux d’hormone thyroïdienne
  • limiter les complications sur les autres organes (reins, coeur, yeux, cerveau, ...)
  • améliorer le confort de vie de l’animal

        Dans un premier temps, le traitement est toujours médical et par voie orale.

Le suivi

Un premier contrôle 1 mois après l’initiation du traitement permet d’en évaluer l’efficacité. On vérifie l’amélioration clinique du chat, la normalisation de la T4 et on s’assure que le traitement de l’hyperthyroïdie n’a pas révélé une insuffisance rénale (l’hyperthyroïdie peut en effet masquer une insuffisance rénale préexistante, celle-ci peut alors se révéler lors du contrôle sanguin, une fois la T4 normalisée). Le suivi est donc indispensable.


Dans un second temps :

Si l’animal va bien et que les paramètres rénaux et la T4 sont normaux, il existe plusieurs possibilités

de traitement :

On peut continuer le traitement médical à vie :

Avantages : réversible, moins coûteux (à court terme)

Inconvénients : traitement à vie, prise orale contraignante pour certains chats, risque d’effets secondaires (environ 20 % des cas : démangeaisons, baisse d’appétit, vomissements,… ces troubles

peuvent être transitoires), nécessité d’un suivi tous les 3 à 6 mois.

Une alimentation spécifique dépourvue en iode existe et pourrait permettre de diminuer la sécrétion de T4, à condition que le chat ne mange QUE cet aliment. Cette option n’est donc pas possible pour les chats qui sortent et les résultats sont souvent assez décevants.

Il existe également des traitements définitifs qui guériront le chat de son hyperthyroïdie sans

avoir à prendre de traitement médical. Ils sont toutefois plus invasifs et plus coûteux.

Une scintigraphie est d’abord recommandée pour dénombrer et localiser les nodules thyroïdiens.


En fonction du résultat, pourront être proposés :

  • le retrait chirurgical du nodule thyroïdien si celui-ci est unique
  • la radiothérapie. Elle consiste en une injection d’Iode radioactif en intraveineuse qui détruira les nodules thyroïdiens.



Avantages : curative définitivement dans plus de 95 % des cas.

Inconvénient : nécessité d’hospitaliser son chat 10 à 15 jours dans un centre de radiothérapie (sur

Paris), coût.

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